Publié par ORO Faozane

Nous sommes un peuple fier, très fier même. Et chaque fois que notre Equipe Nationale de football gagne, il s’en suit évidemment un énorme sentiment de satisfaction. Nous nous retrouvons dans cette victoire. Elle nous propulse dans le gotha des nations qui gagnent, elle emplit les cœurs de joie et nous éloigne de nos soucis quotidiens.  Mais voilà, l’environnement de notre football n’est pas un paisible fleuve tranquille. Il est fait de coups bas, de sournoiserie, et surtout de « béninoiseries ». Sous d’autres cieux, la victoire contre le Mali (1-0 NDLR) serait, somme toute, logique. Elle serait l’aboutissement d’un processus cohérent et travaillé. Elle serait la résultante d’efforts fournis et de sacrifices consentis. Chez nous, jouons aux troubles fêtes, elle n’est, malheureusement, que l’arbre qui cache la forêt !

 

Le football aujourd’hui n’est plus qu’un sport. Il est avant tout un bizness et, donc, répond à des critères propres de gestion et d’investissement. Lesquels critères ont noms : Détection-formation, professionnalisation, mise en place de structures et d’organes spécialisées.

Passée l’euphorie des premières années de la volonté de formation de jeunes, nous sommes très vite retombés dans nos travers. Parce que d’abord, nous avons voulu brûler les étapes. Les opérateurs économiques venus, avec ambition et détermination, investir dans notre football ont vite déchanté.

 

La jalousie des uns, l’affairisme des autres, le manque de clarté des textes ont plombé les efforts fournis et ramené à néant tous les résultats obtenus. La corruption et la mal gouvernance associées à la politisation à outrance de nos institutions ont porté un grand coup au championnat national naissant et renvoyé le rêve à ce qu’il est : irréel. Les différentes affaires qui ont secoués notre sport roi sont venues nous rappeler d’où nous venons, sous quel climat et sous quelle latitude nous sommes. Et comme si nous n’avons pas appris des erreurs passées, nous nous sommes remis à naviguer à vue : nomination d’un sélectionneur national sans réel plan de développement du football, inexistence de Direction Technique nationale, Championnat National de football de transition sans véritables enjeux, sans véritables engouements ni financement d’ailleurs. L’Etat, lui, se perd  à nommer des « conseillers » à la relance du football, à placer des philosophes aux ministères du sport.

 

Tout se fait pour nous prouver qu’on n’a pas retenu les leçons de nos échecs passés. On appelle les joueurs expatriés à une semaine des rencontres internationales, on aligne des individualités et on attend, à la fin, d'avoir des résultats.

 

Tous les béninois veulent un jour voir leur team national briller à un mondial. Ils veulent, tous, voir un jour de grands noms du football béninois faire vibrer les stades européens comme des Drogba, des Eto’o, des Essien, des Yaya Touré. Ils veulent un jour célébrer aussi leur équipe nationale au retour d’une compétition continentale. Ils veulent voir leur stade trépider les week-ends au rythme d’un championnat national professionnel et révélateur de talents. Ils veulent du spectacle. Ils veulent du sport à l’école, ils veulent des formations à la base pour les plus jeunes.

 

Ils veulent croire que les succès engrangés par l’Equipe Nationale ne sont pas éphémères.  Et pour cela, messieurs de la fédération et du ministère, vous devez partir et laisser la place à d’autres. A ceux qui sont en mesure de faire passer nos rêves pour réalités, à ceux qui sont en mesure de nous faire rêver encore plus fort et les accomplir. Il n’y a aucune honte à reconnaitre qu’on n’est pas à la hauteur, qu’on ne sait pas y faire. Mais il est un crime de tuer l’espoir de tout un peuple. Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent, dit si bien, le dicton.

Ayéfèmi Faozane ORO.

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G
Hé ben Mr Ayéfèmi, CHAPEAU BAS. entièrement avec toi sur ce coup. C exactement cela. On donne l'impression de se préparer à la dernière minute à chak foi, à la va vite,et puis c tout. Qu'on ne me<br /> dise pas que les moyens n'existent pas. On n'a aucune structure d'encadrement, on convoque pour convoquer, c le grand n'importe koi. Si seulement les dirigeants pouvaient le lire... Mais ils sont<br /> trop occupés à autre chose, comme escroquer la population ou détourner nos maigres fonds...pfff
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