Publié par ORO Faozane

Vendredi, dernier jour de travail de la semaine, permettez-moi de nous rappeler certains faits et, permettez-moi aussi de provoquer la réflexion sur un sujet qui, bientôt, s'imposera à nous.

 

Au cours de ce seul mois de décembre 2013, le Président Boni Yayi a perdu son procès contre Talon, la justice française refusant de l'extrader. Nous avons eu droit à la tentative d'assassinat contre la personne de Martin ASSOGBA, Président de l'ONG ALCRER. Au cours de ce même mois, notre pays a perdu le second compact MCA, financement des USA pour améliorer la justice, l'environnement des affaires, l'accès au foncier et le port. Et dernière nouvelle, le rejet hier par les députés du Budget de l'Etat exercice 2014.

 

Dans toute démocratie vivante, ces faits appelleraient à réflexion et pour les plus graves d'entre eux, la responsabilité du Chef de l'Etat engagé, il aurait aussi été question de sa démission. Nous n'en sommes pas là. Mais nous sommes à la fin de la troisième année du second mandat du Chef de l'Etat. Théoriquement, il lui restera deux années à accomplir. 

 

Alors, il est temps de s'interroger sur qui nous dirigera en 2016. Nous avons expérimenté Soglo l'économiste, Kérékou le militaire reconverti en politique-démocrate, et maintenant Yayi, économiste-Banquier et aussi "dictateur du développement". Avec les résultats que nous connaissons. Qui nous faut-il en 2016? De quel chapelle politique doit-il être ou ne doit-il pas être? Sur quel axes faudrait-il axer le programme de gouvernance, son projet de société? Et plein d'autres questions!!!

 

Deux ans, c'est vite arrivé. Au lieu d'attendre la date fatidique pour nous mettre à réfléchir, il nous faut nous organiser en cercle de réflexions et d'actions si possible. Il nous faut inciter au débat autour de nous nos camarades. Si nous voulons que notre pays décolle, il nous faudra définir les contours de ce que nous voulons après Mars 2016 et réfléchir à faire concrétiser nos projections. Pour ceux qui sont décourager de nos hommes politiques, il leur faudra réfléchir sur les raisons et trouver les moyens de changer notre classe politique. Nous serons appelés aux urnes. Et c'est cette voix, des urnes, que tout changement politique, social, économique se dicte. Prenons le rendez, préparons nous comme pour un examen. Le test 2016 déterminera si nous avons appris les leçons du passé et si nous sommes réellement décidés à avancer. 

 

Réfléchissons à l'avenir de notre Nation,

Travaillons à un Bénin meilleur!

Bon Week-end à tous!

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